Alice, coupable d'anorexie ?

 

Qu'aujourd'hui, en Belgique, une médecine en l'occurrence démunie et impuissante,
enferme une jeune femme pour maintenir son corps physique à un poids de survie,
sans se préoccuper de sa souffrance émotionnelle, génère ma colère et mon indignation.
De quel droit, selon quels critères, la justice supplanterait-elle la liberté de cette
jeune femme, par ailleurs animée d'un puissant désir de dépasser la maladie ?
Au nom de quelle loi, de quelle absurde rigidité, accepte-t-on que ce combat insensé
épuise la précieuse énergie nécessaire à cette famille pour soutenir sa lutte
contre l'anorexie ?
Comment pouvons-nous tolérer cela sans rougir, alors qu'il nous semble légitime
et naturel de nous battre sur tant de fronts où sont bafoués les droits élémentaires
et la dignité humaine ?

Les troubles du comportement alimentaires tels que la boulimie et l'anorexie signent
une maladie cruelle, grave, silencieuse.
Cette pathologie demeure mystérieuse, difficile à appréhender et à soigner,
et comporte souvent un enjeu vital.

Cependant, des approches efficaces et respectueuses existent!

Holistiques, humaines, douces, elles s'adressent à la part blessée, « négative »
de ces êtres qui tâtonnent sur le fil de leur vie. 
Parmi elles, la méthode Montreux, élaborée par une canadienne pour aider (et sauver)
ses deux filles atteintes d'anorexie.
Ou encore les thérapies énergétiques (EFT, TAT, Fleurs de Bach) qui permettent
de s'affranchir chaque jour davantage de ces schémas mentaux qui génèrent
sentiment d'indignité et autodestruction.
Bien sûr, ces pratiques énergétiques n'ont pas encore intégré les vénérables rayons
de la pharmacopée reconnue par le monde médical occidental, mais leurs effets
sont bien réels et leur pratique pénètre le milieu hospitalier, grâce à l'ouverture
de certains psychiatres pionniers(1).

Doux et peu onéreux, ces outils thérapeutiques permettent en outre au patient
de se réconcilier avec sa vie et son histoire, de comprendre et de choisir,
loin de l'enchaînement médicamenteux et de la coercition.
Ils riment avec dignité, compassion, humanité, espoir.
Sans effets secondaires ni lutte de pouvoir !

Force est de constater que la population affectée par une relation souffrante
à la nourriture est bien plus importante qu'on ne le soupçonne.
Sa détresse est immense. Souvent discrète. Voilée de honte.
Des associations d'aide existent, nées de la détermination farouche de bénévoles,
souvent eux-mêmes touchés de près ou de loin par la maladie. 
L'une d'elle, Boulimie Anorexie Ensemble(2), fraîchement apparue sur le sol belge,
déploie toute son énergie pour informer le plus largement possible sur ces pathologies
méconnues et ingrates, orienter vers des praticiens avertis, et assurer une permanence
où trouver accueil, écoute, soutien... loin de tout jugement.
Elle se donne aussi pour mission d’élaborer une politique de prévention, d’organiser
des groupes de réflexion… en un mot d’agir.
La tâche est énorme, et si la volonté de ces bénévoles est inébranlable, les moyens et
les soutiens publics font cruellement défaut.

Le combat livré par Alice a mis en lumière la gravité de sa maladie, et généré un élan,
une prise de conscience.
Le débat pour autant est loin d’être clos : les troubles alimentaires révèlent plus
qu’une souffrance individuelle, ils sont le cri étouffé d’une société en quête de sens,
en perte d’humanité, de conscience.
Une société crispée sur ses acquis, recroquevillée sur ses peurs.
Combien de temps encore pourrons-nous ignorer ce cri ?


(1) Dr Frédéric Rosenfeld, médecin-psychiatre à la Clinique Lyon-Lumière à Meyzieu
a introduit l'EFT en 2011 dans son service.
(2) Boulimie Anorexie Ensemble www.boulimie-anorexie.be 00 32 474 45 00 26
mise en place par Nathalie Decoo

 

http://www.facebook.com/libérezAlice